Auteur : Claude De Warren

Les Pléiades – Arbre généalogique 8

Les Pléiades - Arbre généalogique 8 - Mythologie grecque

ARBRE GÉNÉALOGIQUE 8 – LES PLÉIADES

Les sept Pléiades sont des filles d’Atlas, lui-même fils de Japet. Elles concernent donc l’ascension des plans de la conscience mentale.

A la fin de la guerre qui opposa les dieux aux Titans, c’est-à-dire lorsque le mental imposa sa domination sur le vital (instincts, pulsions, émotions) dans les comportements humains, Zeus condamna Atlas à porter le ciel sur ses épaules. De ce moment, les forces du surmental coupèrent l’humanité de sa conscience une avec le divin, avec la nature et avec les autres, introduisant une conscience de séparation. Ce gouffre entre l’esprit et la matière, l’homme doit le combler progressivement au cours des millénaires par l’ascension des plans dans le mental.

Le mental est ici pris au sens large, c’est-à-dire qu’il inclut les deux aspects de séparation et de fusion, ce qui divise pour mieux analyser et discerner tel l’intellect et ce qui ramène à l’unité par l’intuition.

Les sept Pléiades correspondent à sept niveaux de réalisation dans le mental.

Ces plans sont décrits en détail dans la page « Japet : Atlas et les Pléiades ».

Les deux premières Pléiades, Alcyoné et Célaeno, unies à Poséidon, illustrent des plans  subconscients. Ces plans sont constitués par ce que le mental humain ajouta aux cinq plans de la conscience animale  (cf. Arbre généalogique de Pontos) pour garantir la survie, la socialisation et l’affirmation de l’ego individuel.

Le troisième plan est représenté par la Pléiade Méropé qui incarne l’intellect ou mental de raison. C’est le plan que l’humanité peine à développer actuellement car il doit permettre à chacun de se construise une pensée indépendante, libre des préjugés, des opinions et des influences de toutes sortes, qui lui permette de diriger sa propre vie en être responsable. Entre autres accomplissements, il doit permettre de s’affranchir des illusions car le petit-fils de Méropé, unie à Sisyphe qui symbolise « l’effort », est Bellérophon, vainqueur de la Chimère.

Stéropé est le symbole du quatrième plan, le mental supérieur, qui concerne les esprits supérieurs dans l’humanité actuelle.

Les trois plans supérieurs intègrent une intuition de plus en plus exacte après que le silence mental ait été réalisé.

Électre et Taygète sont respectivement symboles des plans du mental illuminé et du mental intuitif qui sont les plans des aventuriers de la conscience et des grands initiés.

Enfin, Maia représente le surmental que l’homme atteint lorsqu’il devient l’égal d’un dieu. C’est pourquoi le fils de Maia est le dieu Hermès.

Léda, Méléagre, Déjanire et Diomède – Arbre généalogique 9

Léda, Méléagre, Déjanire et Diomède - Arbre généalogique 9 - Mythologie grecque

ARBRE GÉNÉALOGIQUE 9 – LA DESCENDANCE DE PROTOGÉNIE

Protogénie dont le nom signifie « qui marche en tête » (de la progression de l’humanité) appartient à la lignée de Japet « l’ascension des plans de conscience » (Cf. Arbre généalogique 7 et Arbre généalogique 8). Elle concerne donc les aventuriers de la conscience et les avatars qui ouvrent les chemins du futur dans cette ascension. Protogénie étant un personnage féminin, il s’agit de réalisations et non de travaux de yoga.

L’étude détaillée de cette généalogie figure dans la page « La chasse au sanglier de Calydon ».

La première réalisation importante est incarnée par Endymion « celui dont la conscience est consacrée ». Il a pour amante Séléné « la lune ». À sa demande, Zeus lui accorda un sommeil éternel, symbole d’une disparition de l’ego. Cela permet à la « personnalité vraie » représentée par Séléné, fille d’Hypérion (voir Arbre généalogique 4), de prendre sa juste place dans l’évolution de l’aventurier.

La descendance d’Endymion jusqu’à Agénor concerne une purification vitale approfondie.

La descendance d’Agénor comporte deux branches :

La branche de Demodiké dont la petite fille est Léda illustre le développement d’une très grande sincérité ou intégrité. Léda s’unit à Tyndare qui appartient à la ligne de Taygète « le mental intuitif », et ils eurent quatre enfants dont Hélène qui fut à l’origine de la guerre de Troie. Il s’agit donc pour l’aventurier d’un travail du mental intuitif en vue d’une plus grande union.

L’autre branche où figure Œnée concerne davantage ce qui a trait à « l’ivresse divine » avec son corollaire, les paradis de l’Esprit représentés par les Sirènes, paradis où l’aventurier peut s’égarer. C’est dans cette branche que se situe Iole, la dernière union d’Héraclès qui causera sa mort suite à la jalousie de Déjanire.

Œnée eut une seconde liaison avec Althaia, sœur de Léda, qui lui donna deux enfants : Méléagre « le travail d’ajustement ou d’exactitude » et Déjanire « le détachement ».

Éole – Arbre généalogique 10

Éole - Arbre généalogique 10 - Mythologie grecque

ARBRE GÉNÉALOGIQUE 10 – LES ENFANTS D’ÉOLE

Hellen appartient à la lignée de Japet « l’ascension des plans de conscience » (Cf. Arbre généalogique 7 et Arbre généalogique 8). Il symbolise la quête de la  « libération » en vue de « l’éveil » selon le nom de sa femme Orséis.

Il a pour fils Éole dont le nom signifie « celui qui marche vers la liberté ou l’unité en conscience » ou encore « celui qui est toujours en mouvement », ce qui constitue la meilleure définition d’un chercheur de vérité, a fortiori d’un initié. Il ne doit pas être confondu avec le Roi des vents décrit dans l’Odyssée.

Il est uni à Énarété : le chercheur doit progresser par « ce en quoi il excelle », ou encore, par ses « qualités du corps, de l’âme et de l’intelligence ».

Les enfants d’Éole représentent un certain nombre d’expériences et d’épreuves que le chercheur rencontre sur son chemin vers la libération. Leur descendance ne sera pas décrite ici en détail car elle fait l’objet d’Arbres généalogiques séparés (Cf. Synthèse générale).

-celle de Sisyphe concerne « l’effort » ou « le travail vers le but » (« tapasya ») qui doit permettre de vaincre les illusions (Bellérophon est son petit-fils).

-celle d’Athamas concerne les premiers pas sur le chemin jusqu’à ce que le chercheur trouve sa propre voie.

-celle de Magnes figure l’aspiration qui doit soutenir la progression.

-celle de Salmonée représente un perfectionnement dans l’intégrité (Nestor), le sacrifice (Alceste) et quelques autres progressions.

-celle de Créthée illustre différentes progressions jusqu’à la première grande expérience spirituelle (Jason).

-celle de Périérès comprend des réalisations très avancées, « la vision de l’ensemble » et « la vision des détails », ainsi qu’une purification approfondie.

-celle de Déion concerne les réalisations passées (Patrocle) et les plus avancées (Ulysse).

Les cinq premières lignées sont décrites dans la page « LES CINQ PREMIERS ENFANTS D’ÉOLE : SISYPHE ET SON FILS BELLÉROPHON, ATHAMAS, MAGNES, SALMONÉE ET CRÉTHÉE », celle de Périérès dans la page « IXION ET LA GUERRE DES LAPITHES CONTRE LES CENTAURES » et celle de Déion dans la page « LA LIGNÉE DE DÉION : ULYSSE, PATROCLE ET TÉLÉMAQUE ».

 

Sisyphe et Bellérophon – Arbre généalogique 11

Sisyphe et Bellérophon - Arbre généalogique 11 - Mythologie grecque

ARBRE GÉNÉALOGIQUE 11 – SISYPHE

Sisyphe, fils d’Éole, appartient à la lignée de Japet « l’ascension des plans de conscience » (Cf. Arbre généalogique 10 et Arbre généalogique 7). Il est étudié en détail ainsi que sa descendance dans la page « LES CINQ PREMIERS ENFANTS D’ÉOLE : SISYPHE ET SON FILS BELLÉROPHON, ATHAMAS, MAGNES, SALMONÉE ET CRÉTHÉE ».

Son nom signifie « l’habileté de la conscience mentale ». Il représente principalement « l’effort » dans le yoga ou « tapasya » dans la tradition indienne. Cet effort est dirigé en vue de parfaire l’intellect ou mental de raison car sa femme est Méropé, la troisième Pléiade (Cf. Arbre généalogique 8). Le chercheur de vérité doit se construire une pensée purifiée des influences du vital, délivrée des opinions, des préjugés, des idéologies et des croyances, et libre de toute influence.

Le résultat de ce travail doit être la victoire sur les illusions car le petit-fils de Sisyphe est Bellérophon, le vainqueur de la chimère.

Un autre descendant de Sisyphe par les femmes est le grand guérisseur  Asclépios (Esculape), l’ancêtre des médecins. Toutefois, il s’agit d’une médecine éclairée par la lumière intérieure psychique car le père divin d’Asclépios est Apollon.

Le châtiment infligé à Sisyphe par Zeus est célèbre : « Sisyphe devait rouler un énorme rocher sur le flanc d’une montagne. Mais tandis qu’il s’apprêtait à en dépasser le sommet, il retombait tout en bas emporté par le poids du rocher et devait recommencer inlassablement ce travail épuisant. » Toutefois, ce travail ne concerne pas le chercheur ordinaire mais les aventuriers de la conscience qui font un yoga dans le corps. En effet, le châtiment se déroule au royaume d’Hadès après la mort de Sisyphe, et donc au niveau de l’inconscient corporel. Le mythe signifie alors que « l’effort » est inutile ou presque lorsque l’on aborde le travail sur le corps au niveau cellulaire.

Jason – Arbre généalogique 12

Jason - Arbre généalogique 12 - Mythologie grecque

ARBRE GÉNÉALOGIQUE 12 – JASON

Cette page présente les arbres généalogiques de quatre fils d’Éole sur les sept. Éole appartient à la lignée de Japet « l’ascension des plans de conscience » (Cf. Arbre généalogique 10 et Arbre généalogique 7).

L’arbre généalogique de Sisyphe est présenté dans l’Arbre généalogique 11.

Les quatre lignées présentées ici concernent respectivement :

-Athamas : les premiers contacts avec l’être psychique jusqu’à l’établissement d’une loi intérieure juste en vue de l’intégrité.

-Magnès : l’aspiration, préalable à l’engagement sur le chemin

-Salmonée : la prétention spirituelle.

-Créthée : la première grande expérience spirituelle

Elles sont étudiées dans la page « LES CINQ PREMIERS ENFANTS D’ÉOLE : SISYPHE ET SON FILS BELLÉROPHON, ATHAMAS, MAGNES, SALMONÉE ET CRÉTHÉE ».

Les principaux personnages de ces lignées interviennent également dans des mythes qui sont étudiés séparément. En particulier, le mythe de Jason et des Argonautes à la conquête de la Toison d’Or est étudié dans la page « JASON ET LA TOISON D’OR ». Il concerne les débuts du chemin jusqu’à la rencontre du « maître » (ou de la voie particulière du chercheur) puis la progression jusqu’à la première grande expérience spirituelle. Mais le chercheur, par un manque de consécration et du fait d’un ego trop pressant, ne peut conserver les nouvelles possibilités apparues lors de cette expérience : les enfants de Jason et Médée sont tués.

Les lignées des deux autres enfants d’Éole, Périères et Déion, sont présentées respectivement dans l’Arbre généalogique 13 et l’Arbre généalogique 14.

Pénélope et Hélène – Arbre généalogique 13

Pénélope, Castor et Pollux, Clytemnestre et Hélène - Arbre généalogique 13 - Mythologie grecque

ARBRE GÉNÉALOGIQUE 13 – TAYGÈTE

Les sept Pléiades sont des filles d’Atlas, lui-même fils de Japet. Elles concernent donc l’ascension des plans de la conscience mentale. Voir l’Arbre généalogique 7 et l’Arbre généalogique 8.

Taygète est la sixième Pléiade et correspond au plan du « mental intuitif » qui concerne les aventuriers de la conscience, c’est-à-dire des chercheurs très avancés sur le chemin spirituel. Ce plan est décrit dans la page « Japet : Atlas et les Pléiades ».

La lignée de Taygète figurant ci-dessus est décrite dans la page « LA LIGNÉE ROYALE DE SPARTE : LÉDA, PÉNÉLOPE ET HÉLÈNE ».

Taygète enfanta Lacédaemon « la divinité qui retentit avec force » qui lui-même s’unit à Sparta « ce qui est semé » ou « ce qui surgit ». Il s’agit tout à la fois d’une ascension spirituelle vers des hauteurs nouvelles que d’un « surgissement » des mémoires de l’évolution qui se présentent pour être transformées. Car le processus spirituel est un mouvement d’ascension et d’intégration dans les plans inférieurs de ce qui a été conquis sur les plans supérieurs de l’esprit.

Lacédaemon engendra Amyclas « celui qui doit réaliser l’état sans désir », grand-père d’Oibalos qui termine le travail sur les peurs dans les couches profondes de la conscience car il s’unit à Gorgophoné « celle qui tue la Gorgone ».

Oibalos eut deux fils et une fille :

-Icarios « un juste mouvement de la conscience », le père de Pénélope « la vision de la trame vers la liberté ».

-Tyndare, le père des Dioscures Castor et Pollux, « force » et « grande douceur », ainsi que d’Hélène « l’évolution vers une plus grande liberté » et Clytemnestre « une sagesse renommée ».

– Aréné  « celle qui évolue de façon juste » s’unit à Aphareus « celui qui est sans voile, sans masques », c’est-à-dire « en vérité ». Ce dernier appartient à la lignée de Périérès, le sixième fils d’Éole. Le couple eut deux fils : Idas « la vision d’ensemble (en vérité) » et Lynkeus « la vision des détails (en vérité) ».

Ulysse – Arbre généalogique 14

Ulysse - Arbre généalogique 14 - Mythologie grecque

ARBRE GÉNÉALOGIQUE 14 – DÉION

 

Cette page présente l’arbre généalogique de Déion « celui qui travaille à la réunification de la conscience ». Il est le septième fils d’Éole, lequel appartient à la lignée de Japet « l’ascension des plans de conscience » (Cf. Arbre généalogique 10 et Arbre généalogique 7). Les descendants des autres enfants d’Éole figurent dans les arbres 11, 12 et 13.

L’étude détaillée de cet arbre figure dans la page “LA LIGNÉE DE DÉION : ULYSSE, PATROCLE ET TÉLÉMAQUE
Déion eut deux fils, Actor et Céphale.

-Actor « celui qui guide » ou  « le juste mouvement d’ouverture de la conscience vers l’esprit » eut un fils Ménoitios qui œuvre en vue de « ce qui est accessible à l’esprit ». Ce dernier est le père de Patrocle « les ancêtres glorieux », c’est-à-dire « les réalisations du passé ». Patrocle est l’ami intime d’Achille dont il est par ailleurs le cousin (Cf. Arbre généalogique 25).

-L’autre fils, Céphale « la tête », est très probablement le père ou le grand père d’Arcisios « celui qui endure » bien qu’aucune source fiable ne nous soit parvenue. Arcisios est le grand-père d’Ulysse, le héros de l’Odyssée. Il est le symbole du chercheur qui œuvre pour réaliser en lui-même une transparence afin de permettre la libre circulation des deux courants qui unissent l’esprit et la matière.

Sur cette page figure également la lignée maternelle d’Ulysse qui est en revanche bien attestée. Cette lignée est issue de la dernière Pléiade, Maia, « celle qui est totalement soumise à la conscience divine », symbole du plan le plus élevé dans le mental, « le surmental ». Son fils est le dieu Hermès « un juste mouvement de réceptivité-consécration ». Son petit-fils est Autolycos « celui qui est à soi-même sa propre lumière », car le chercheur est à ce stade uni à la lumière divine et donc son propre guide. Autolycos est le père d’Anticlée « l’humilité », mère d’Ulysse.

Tantale et Agamemnon – Arbre généalogique 15

Tantale et Agamemnon - Arbre généalogique 15 - Mythologie grecque

ARBRE GÉNÉALOGIQUE 15 – TANTALE

Cette page présente l’Arbre généalogique de Tantale. Les mythes correspondants sont étudié dans la page « LA LIGNÉE DE TANTALE : PÉLOPS, ATRÉE ET AGAMEMNON ».

La filiation de Tantale avec Plouto et Atlas n’est mentionnée que par des historiens tardifs et donc peu fiable. Elle figure ici seulement pour mémoire.

Tantale est mentionné par Pindare comme un familier des dieux avec qui il partage le nectar et l’ambroisie, et même comme un immortel : il est l’image d’un chercheur familier des forces du surmental, parvenu à la non-dualité en l’esprit.

Cette réalisation qui marque le début de la lignée suppose donc un degré très avancé de progression dans le mental et dans le yoga en général.

Son nom pourrait être construit autour de la racine Tal « endurer ».

Le châtiment de Tantale, comme ceux de Sisyphe et de Tityos, se déroule au royaume d’Hadès, c’est-à-dire dans l’inconscient corporel. Il illustre le fait que l’aventurier de la conscience dont l’aspiration est descendue dans le corps jusqu’au niveau cellulaire ne peut profiter des résultats de celle-ci, résultats qu’il approche pourtant de très prés.

Son fils Pélops « la vision de l’ombre » ou « celui qui s’approche de la vision » est connu pour avoir été sacrifié par son père puis ressuscité par les dieux, alors muni d’une épaule en ivoire par Déméter : l’aventurier de la conscience franchit alors à demi la « Porte des dieux », de l’immortalité.  Il conquiert de haute lutte son épouse Hippodamie « celle qui a la maîtrise du vital » ou « celle qui a la maîtrise de la force ». Il fonde alors les Jeux Olympiques, symboles de la fin du « yoga personnel » et du début du yoga pour l’humanité entière.

Pélops pour fils Atrée « celui qui ne tremble pas » qui ouvre la lignée des Atrides. Ce dernier est le symbole de la réalisation de « l’égalité » et d’une « puissante détermination » qui soutiennent la volonté de transformation, lié à une forte capacité d’endurance. C’est cette détermination transmise à ses fils Agamemnon et Ménélas qui permettra leur victoire sur les Troyens, et donc la réorientation définitive du yoga.

Agamemnon, « puissante volonté et intelligence discernante » est selon Homère « le plus cupide de tous les grecs », c’est-à-dire le symbole d’une très forte aspiration.

Son frère Ménélas « celui qui désire la liberté » ou « celui qui demeure fidèle à sa vision » est l’époux d’Hélène « l’évolution vers la liberté », cause de la guerre de Troie.

Priam, Hector et Pâris – Arbre généalogique 16

Priam, Hector et Pâris - Arbre généalogique 16 - Mythologie grecque

ARBRE GÉNÉALOGIQUE 16 – ÉLECTRE (LES TROYENS)

Électre est la cinquième Pléiade et correspond au plan du « mental illuminé » (Voir l’Arbre généalogique 7 et l’Arbre généalogique 8 »). Rappelons que les sept Pléiades sont des filles d’Atlas, lui-même fils de Japet. Elles concernent donc l’ascension des plans de la conscience mentale.

Dans la descendance d’Électre figurent les lignées royales troyennes. Troie étant situé le plus à l’Est de la Grande Grèce à l’époque d’Homère, dans l’actuelle Turquie, ces lignées représentent les chercheurs qui ont stabilisé en eux le « mental illuminé ». Mais cela fut le résultat d’une conquête dans l’esprit et d’un rejet de la matière, selon la signification  du nom Tros. La guerre de Troie qui opposa la coalition Troyenne à la coalition Achéenne est le symbole d’une lutte intérieure pour déterminer quel est le meilleur chemin pour parvenir à stabiliser le plan suivant de la conscience mentale, celui du « mental intuitif » représenté par Hélène (voir Arbre généalogique 13).

Cette lignée  est étudiée en détail dans la page « LA LIGNÉE ROYALE TROYENNE : LAOMÉDON, PRIAM, HECTOR, PÂRIS ET ÉNÉE ».

Dardanos est considéré comme le fondateur de la lignée.

Son petit-fils Tros établit les Troyens dans la région de Phrygie, « là où brûle le feu intérieur ». Il eut trois fils :

-Ilos, celui qui cherche une plus grande « libération », le fondateur de Troie.

-Assarakos, celui qui perfectionne « l’égalité » qui est une « équanimité » étendue à tous les corps. C’est de cette lignée que seront issus, dans la descendance d’Anchise et d’Énée, les fondateurs de la Troie future, lorsque la Vérité aura été établie dans l’humanité.

-Ganymède, celui qui œuvre à faire grandir « la joie » en lui-même.

Mais c’est la descendance d’Ilos « la libération en l’esprit » qui gouverne Troie jusqu’à la guerre.

Son fils Laomédon, par deux fois, sera parjure, ce qui illustre de graves erreurs de yoga. Il représente le chercheur qui refuse par manque d’humilité de reconnaître qu’il n’est pas l’artisan de sa propre libération.

Avec Priam « le racheté », il est donné au chercheur une seconde chance. Mais celui-ci s’unit à Hécube « celle qui est hors de l’incarnation ». Ainsi se poursuit avec les enfants du couple Priam-Hécube l’erreur troyenne : parmi eux, le divin Hector et Pâris renommé Alexandre « celui qui repousse l’homme », c’est-à-dire qui rejette l’incarnation.

Les dieux de l’Olympe – Arbre généalogique 17

Les dieux de l'Olympe - Arbre généalogique 17 - Mythologie grecque

ARBRE GÉNÉALOGIQUE 17 – LES 12 DIEUX DE L’OLYMPE

Les douze dieux de l’Olympe appartiennent tous à la descendance du Titan Cronos, soit parce qu’ils sont les frères et sœurs de Zeus, soit parce qu’ils sont les enfants de ce dernier.

Toutefois, leur domaine d’activité varie lorsqu’ils nés d’unions de Zeus avec une autre Titanide que Rhéa.

Ces dieux appartiennent au plan du surmental qui est le plus élevé des plans de la conscience mentale. Ils représentent non seulement des principes ou archétypes et des forces extérieures qui œuvrent en vue de la progression de l’humanité, mais aussi des forces qui sont en nous et que nous pouvons mobiliser, selon la parole d’Origène « Souviens-toi qu’en toi se trouvent tous les dieux de l’Olympe ».

Ils sont décrits en détail dans la page  « LES DOUZE DIEUX DE L’OLYMPE ».

Après leur victoire sur les Titans, les trois fils de Cronos se partagèrent le monde :

-Zeus prit le royaume du supraconscient

-Poséidon celui du subconscient

-Hadès celui de l’inconscient

Mais ils conservèrent la surface de la terre, le conscient, comme leur royaume à tous trois.

Hadès toutefois ne fait pas partie des dieux de l’Olympe car il représente le plan de la conscience corporelle au niveau cellulaire auquel l’homme n’a pas encore accès.

Héra, l’épouse de Zeus, contrebalance et limite la puissance d’expansion de celui-ci.

Hestia est la gardienne du feu intérieur, la flamme psychique.

Déméter, la déesse du Yoga, œuvre en vue de l’union.

Arès et Héphaïstos gouvernent la destruction et la création des formes nouvelles.

Athéna incarne « le maître intérieur » pour la croissance de l’intelligence discernante et pour l’organisation et la parfaite maîtrise de l’être extérieur.

Apollon et Artémis symbolisent respectivement la lumière et la force de purification de l’être psychique.

Aphrodite est le symbole de l’évolution de l’amour en l’homme.

Et Hermès est le symbole de la connaissance sur le plan du surmental qui commence à se manifester dans l’humanité.