Chapitre 6 : L’influence de l’espace sur le mental
Dans le chapitre précédent, nous avons présenté un parallèle, peut-être surprenant pour certains, entre la civilisation gréco-romaine et la civilisation moderne. On a pu y constater que des événements comparables, situés à peu près au même point de la courbe, se produisent à 2160 ans d’intervalle le plus souvent dans une fourchette d’une trentaine d’années. Soit une précision de près de 1 %.
Toutefois, même avec les éléments que nous avons donnés jusqu’à présent, à savoir une compréhension juste de la nature de l’alternance, et une durée précise du cycle, il n’en subsiste pas moins un certain nombre d’anomalies pour lesquelles nous n’avons que des hypothèses que nous soumettons sous toute réserve.
Nous rappelons que nous ne considérons pas comme anomalies le fait qu’une civilisation connaisse un âge d’or en des périodes différentes des sommets ou des creux des courbes. En effet, comme chez les hommes, nous pensons avec Hegel, Oswald Spengler et bien d’autres que les peuples et les nations sont des personnalités psychiques avec une âme, des qualités et des défauts particuliers, qui entrent en résonance avec un point particulier de la courbe, vivent leur âge d’or, et se mettent en sommeil le reste du temps. Cependant, les caractéristiques et les modalités de développement de ces cultures-civilisations, devraient en toute logique, rester en synchronicité avec les périodes de la courbe où elles se situent. Autrement dit, la terre toute entière devrait vivre au rythme de l’alternance que nous avons décrite, car nous n’avons pour le moment aucune raison de supposer que ce rythme varie suivant les endroits géographiques.
Mais il semblerait qu’il n’en soit pas toujours ainsi. Déjà Oswald Spengler avait remarqué ce phénomène, surtout lorsqu’il comparait les civilisations de l’Europe à celles qui en sont le plus éloigné géographiquement, à savoir celles du Mexique et d’Amérique centrale. Il notait que « chacune des époques de la culture mexicaine suit d’environ 200 ans l’époque correspondante de la culture arabe et précède de 700 ans environ celle de la culture occidentale ». Si nous reportons sur notre courbe les différentes civilisations qui se succédèrent dans cette partie du monde, nous obtenons le schéma situé en fin de chapitre.
La première civilisation connue dans cette partie du monde est la civilisation olmèque dont on date les débuts vers – 1500. Le peu que l’on en sait montre qu’elle avait une urbanisation développée ainsi que de bonnes connaissances en astronomie et mathématiques. Entre la fin du 1er siècle et le 10ème siècle, plusieurs autres civilisations s’épanouirent : l’ancien Empire maya, les Zapotèques, et la plus célèbre d’entre elles, la civilisation de Téotihuacan, disparue brusquement en 650. La période qui s’étend de 950 jusqu’à l’arrivée des Espagnols, au milieu du 15ème siècle, fut marquée par la civilisation toltèque (987 / 1168) qui, s’installant à Tula, revendiqua sa filiation avec Téotihuacan. Elle se prolongea par une société quasi égalitaire et, à ce que l’on dit, à travers une civilisation brutale, sanguinaire et guerrière : celle des Aztèques.
Si nous suivons les historiens qui ont nommé « classique » la période s’étendant globalement du IIème au IXème siècle, il faudrait admettre un décalage de plus de six siècles avec la période classique gréco-latine, entre Périclès et l’avènement du Bas Empire Romain. Nous n’avons pas une connaissance assez approfondie de ces civilisations pour proposer une explication. Toutefois, nous suggérons un parallèle entre la civilisation arabe et l’évolution de la civilisation d’Amérique centrale : les Olmèques seraient comparables aux Grecs, l’Empire Maya à Rome, et les Toltèques et les Aztèques en résonance avec la culture arabe magique. Cette hypothèse devra être confirmée ou infirmée par des travaux ultérieurs.
Si nous nous tournons maintenant vers l’Est, nous retrouvons ce décalage que nous avons déjà mentionné pour la civilisation chinoise, mais cette fois-ci en avance de 200 ans sur la civilisation occidentale. L’avènement de l’Auguste Huang Di qui mit fin à la période des États combattants, en créant l’Empire unifié, eut lieu en 221 avant JC, près de 200 ans avant l’Auguste romain. De même, la réinterprétation des classiques du confucianisme au début de la dynastie Song (960 / 1279), ou néoconfucianisme – en chinois, « logique de la réalité » ou « doctrine de la foi » – peut être comparée au mouvement qui occupera deux siècles plus tard les scolastiques européens dans leur tentative d’harmonisation de l’héritage gréco-romain avec les doctrines de la théologie chrétienne. Toutefois, ce décalage semble loin d’être uniforme tout au long de l’histoire, et nous ne pouvons guère en tirer de conclusion.
Si l’existence de ce décalage devait être démontrée – ce qui reste encore à faire – nous pouvons envisager deux explications à ce phénomène. Soit les événements qui sont à l’origine du phénomène d’alternance agissent différemment selon les lieux géographiques. Nous pensons cette hypothèse fort peu probable. En effet, que cette cause soit par exemple un champ de forces ou bien la composition de l’atmosphère agissant sur le cerveau humain, elle n’a aucune raison de présenter des variations d’intensité d’un endroit de la terre à l’autre.
Soit les peuples, à l’instar des individus, sont plus ou moins réceptifs aux variations de ces champs. C’est-à-dire que la terre, de par sa structure électromagnétique, influencerait suffisamment les êtres vivants pour faire apparaître des variations de réceptivité. Bien qu’elle paraisse un peu curieuse a priori, c’est cette seconde hypothèse que nous nous proposons de retenir en la reformulant de la façon suivante : la terre se comporte exactement comme un être humain dont le sommet du crâne se trouverait au pôle nord et le coccyx au bas de la Cordillère des Andes. Dont le cerveau gauche, rationnel, serait à l’Occident et le cerveau droit, intuitif, à l’Orient.
Cette hypothèse peut faire sourire, mais elle va dans le sens de l’hypothèse Gaïa 68 qui propose de considérer la terre comme un organisme vivant. Elle peut aussi trouver sa justification dans la théorie qui tend à considérer l’univers comme un hologramme, aussi bien pour l’espace que pour le temps. Ou du moins que l’univers a des propriétés similaires à celles d’un hologramme.
Nous rappelons qu’un hologramme est la photographie des interférences résultant d’une part, de la lumière émanant d’un objet éclairé par une source de lumière cohérente et d’autre part, de la lumière émanant directement de cette même source. Ce que l’on obtient n’est pas une reproduction de l’objet, mais un support qui contient toutes les informations nécessaires -amplitudes et phases- à la reconstitution de l’objet. Ce dernier est restitué en éclairant l’hologramme avec un faisceau de lumière parallèle et monochromatique.
En photographie ordinaire, à un point de la photo correspond un point de l’objet. Avec un hologramme, chaque point de l’objet diffuse de la lumière qui recouvre tout l’hologramme. Et donc, si on casse l’hologramme, une partie quelconque suffit à reconstituer l’objet. Autrement dit, et sans rentrer dans le problème de la perte d’information, chaque partie de l’hologramme contient la totalité de l’objet.
Si l’on admet que l’univers a des propriétés similaires, cela signifierait que chaque être humain est organisé selon le même modèle énergétique que l’univers et que la Terre est organisée selon le même modèle que l’homme. Même si cela reste encore à démontrer, cette hypothèse n’est peut-être pas si absurde que cela, car elle rejoint les plus vieilles intuitions de l’humanité. Faute de pouvoir en donner une démonstration, nous pouvons au moins constater que les observations que nous pouvons faire tendent à valider cette hypothèse. C’est à l’espace que nous allons tout d’abord nous intéresser. Nous verrons dans un chapitre ultérieur de quelle façon nous l’appliquerons au temps.
Dans l’axe vertical, il est relativement facile de suivre du nord au sud de notre planète une succession comparable aux principaux niveaux de l’homme : l’être mental dans la tête, le sentiment au niveau du plexus solaire, et la vitalité au niveau du ventre. Bien sûr, nous ne considérons pas ici les colonisations des deux derniers siècles, qui au regard des populations terrestres, ont une durée négligeable et ne sont pas encore stabilisées.
Au nord de la terre, nous trouvons les peuples les plus mentalisés, souvent même coupés de leur sentiment et de leur corps. Plus on descend vers le sud, plus l’expression des émotions prend de l’ampleur, que ce soit sous forme extériorisée en Occident, ou intériorisée, en Asie. Sous le tropique du Cancer, les peuples d’Afrique du nord ou d’Asie du Sud Est montrent le même raffinement dans l’expression du sentiment. Enfin, au sud, se sont développés les peuples chez qui la vitalité tient la place la plus importante : peuples d’Afrique ou d’Amérique du Sud, qui, aux yeux des peuples nordiques dits développés, semblent souvent arriérés dans leur développement mental, bien qu’ils en jalousent secrètement la joie de vivre et la facilité d’expression émotionnelle et corporelle. Rappelons que ce sentiment de supériorité est principalement le fruit de la période séparative, durant laquelle la raison, l’individu, est fortement favorisé au détriment du sentiment et de la vitalité, de la famille, du groupe social. Notre civilisation mécaniste et glaciale est typique d’un sommet de courbe qui donne la prépondérance à la tête, au mental.
Peut-être faut-il rappeler que c’est durant la période fusionnelle, entre 800 et 1600, que les civilisations d’Afrique Noire connurent leur âge d’or. Le Ghana, le Soudan central, l’Empire du Mali (1150 / 1599) et le Royaume du Bénin (1150 / 1684), stupéfièrent les voyageurs occidentaux par leur puissance et par leurs fastes.
Dans l’axe Est – Ouest, l’analogie avec les deux cerveaux, l’Occident avec le cerveau gauche, l’Orient avec le cerveau droit, est tout aussi frappante. Pour nous en expliquer, nous devons faire un long détour pour rappeler ce que l’on sait des fonctions des deux cerveaux – mises en lumière par Mac Lean, dès 1949, et précisées par les travaux de Sperry 69 – et les mettre en correspondance avec les deux forces fondamentales de séparation et de fusion qui sont à la base de notre travail.
Au cours des millénaires du développement animal de l’homme, se sont constitués successivement trois cerveaux distincts, ou, si l’on préfère, trois couches successives.
Le cerveau le plus ancien et le plus primitif est le cerveau reptilien, non dualisé, dernier-né de la séquence du développement nerveux qui présida au passage du végétal à l’animal. La reproduction qui est assurée dans le règne végétal par des agents extérieurs – le vent ou les courants marins –, dut s’intérioriser progressivement. Les deux premiers « soucis » de ce cerveau furent donc la survie individuelle et surtout collective de l’espèce dans un monde animal qui s’appropriait l’espace. Ce cerveau réagit sous l’effet des stimuli par des séquences automatiques et répétitives, sans aucune possibilité d’adaptation, si ce n’est sur des durées de temps immenses en regard de la vie humaine.
Le deuxième cerveau, dit cerveau limbique, a permis à l’animal, non encore individualisé, de gérer son adaptation au milieu et au groupe. C’est l’outil qui gère toutes les nuances de « cela est bon pour moi, cela est mauvais pour moi », dans le domaine de la survie et de la sociabilité. Il s’occupe donc de tout le domaine de l’émotionnel, plan adaptatif par excellence, depuis les émotions les plus primaires qui sont de simples réactions au milieu, jusqu’aux balbutiements du sentiment. Il s’occupe également de toutes les relations sociales de pouvoir. Devant gérer les niveaux de survie individuelle – la sécurité, et collective – la reproduction, il contrôle les fonctions les plus élémentaires qui sont à leur origine – la répétition, et le phénomène de l’attirance/répulsion. Le cerveau limbique est dualisé selon les deux grands courants de forces que nous avons explicités dans les chapitres précédents :
- Le cerveau limbique gauche est, au niveau vital, l’outil d’exécution au service du courant de force séparateur qui doit mener toute forme de vie vers la perfection de son accomplissement. Sa première tâche fut donc la survie de la forme. Pour cela, il a créé des processus répétitifs en s’appuyant sur la mémoire. Son rôle est de trier, classer, répertorier les sensations et de créer des liens entre elles pour les organiser en perceptions. À ces processus, il a appliqué la tension vers la perfection du champ de forces qu’il exprime : fiabilité, perfection du détail. Il est à l’origine des peurs. Pour lui, tout changement introduit l’insécurité. Il est donc, par essence, conservateur, mais aussi source de progrès dans l’unique but de perfectionner la sécurité et le confort.
- Le cerveau limbique droit est, au niveau vital, l’outil au service des forces de fusion, chargé de maintenir toute expression de vie en contact avec l’unité de l’univers. C’est donc essentiellement un outil réceptif et relationnel, qui a pour expression première l’instinct qui est la forme de base de l’intuition. L’instinct est en effet cette faculté qui, permettant de rentrer en résonance avec toute chose, par contact avec son essence, perçoit aussi toutes les informations contenues dans le champ où l’attention se porte. Ce cerveau est la puissance grégaire, la source qui pousse toute forme de vie vers ses congénères. À son premier niveau, les émotions, puissances primaires de réaction, sont encore peu raffinées par le mental et les sentiments qui en découlent sont encore grossiers. Son outil est l’image.
A eux deux, ces deux cerveaux tentent d’organiser la vie sociale, tirant chacun de leur côté. Le résultat est une vie sociale primaire, tribale, où la loi du clan ne souffre pas d’opposants. En principe, l’homme a dépassé ce niveau d’organisation depuis bien longtemps. On peut imaginer ce que peut être un fonctionnement à ce niveau en observant les comportements des gangs d’enfants américains se livrant des guerres cruelles et impitoyables.
Le troisième et dernier cerveau, dit cerveau cortical, est l’outil mental par excellence, outil d’individuation, devant permettre l’accomplissement de la personnalité par sa mise progressive au service de l’être central. C’est l’outil que l’on connaît le mieux, à tout le moins dans sa partie séparative, le cerveau gauche, logique.
- Le cerveau cortical gauche est, au niveau mental, l’outil servant du courant de forces séparateur. Il produit ce que nous appelons la raison ou l’intellect. Son rôle est d’exécuter. Son accomplissement est le discernement. Sa quête, la connaissance. Sa revendication, le pouvoir. C’est lui qui développe tous les processus de séparation et de classification dans la pensée. Il procède par déduction, induction, inférence. Il est assoiffé de progrès, mais, par désir de sécurité, il peut se soumettre à l’exigence du cerveau limbique et rejeter toute idée nouvelle. Il prétend savoir ; il implique, doute, et critique. Outil principal de l’ego, il se construit comme séparé, différent des autres. Il fait sans cesse des projets, mobilise la volonté pour l’action. Il s’appuie sur le concret, sur les sens extérieurs. Son problème est que, ayant développé pour près de 13 000 ans au détriment du cerveau cortical droit, il s’est pris à son propre jeu. Se croyant totalement séparé du reste du cosmos, il a fait perdre à l’homme son contact avec l’unité. Le changement d’hémisphère dominant, qui semble aussi se produire à notre époque, fut appelé dans certaines traditions « la chute » : c’était, vu par des voyants ou des sages qui avaient compris le processus dont nous parlons, l’annonce de la perte progressive du contact avec le divin, ou avec le Réel.
- Le cerveau cortical droit est, au niveau mental, l’outil au service du courant de forces fusionnel. C’est le support de ce que nous appelons l’Intuition, il peut atteindre la conscience unspoilt par toute influence perturbatrice, ce qui en fait est en contact avec l’Unité, avec la Réalité, avec la Vérité, lorsque, bien sûr, cette intuition peut arriver pure à la conscience. Il est le support de la foi, non en tant que croyance – qui relève davantage du domaine du cerveau limbique – mais en tant qu’espérance. En contact avec le Réel, l’essence du monde et du devenir, il est donc le support des manifestations nouvelles. Son outil est la vision : celle des grands visionnaires, des voyants, médiums, créateurs et poètes. Sa base est le silence du mental. Son moyen d’expression, l’image symbolique. L’intuition procède d’une connaissance par identité : elle a donc un caractère de certitude, d’indépendance, d’immédiateté et porte avec elle la force de la Vérité. Much more pragmatically, and applied to the concrete, the right brain is said to be global and synthetic, with a strategic aspect that comes from the perception of the natural evolution of things, especially from an exact perception of spatial links and harmony.
Si nous nous sommes un peu attardés sur cette représentation du cerveau selon ses quatre hémisphères, c’est que nous pensons que l’Orient et l’Occident, à l’instar de l’homme et de la femme, sont sensibles à des courants inverses qui leur donnent à la fois leurs caractéristiques propres et complémentaires. En Occident, c’est le cerveau cortical gauche qui est le plus actif, et donc le plus sensible durant les périodes où se manifeste la phase séparatrice de l’alternance. En Orient, où le cerveau cortical droit domine, les peuples s’épanouissent davantage durant la période fusionnelle du cycle.
Le West, sous l’influx du cerveau gauche, se construit un monde divin séparé de l’homme, éternel, immuable. Avec la pensée, il tente d’organiser la vie sociale selon des modèles, et sa créativité est happée par le ciel. Il incarne les puissances de progrès dans les périodes séparatrices. Il a tendance à considérer l’homme comme immuable dans un monde aux structures changeantes.
L’Orient, à l’inverse, est le réceptacle des idées de changements et de mutations, dans un monde aux structures qu’il veut immuables. Sa créativité s’exprime vers la terre, dans la perfection du détail. C’est ainsi que l’on comprend mieux comment l’Orient a bâti sa philosophie autour de l’impermanence. Comment le Yi Jing, le Livre des Transformations, a acquis une telle notoriété ; encore de nos jours, l’écriture chinoise est construite autour de symboles imagés (rappelons que le cerveau droit fonctionne plus volontiers avec des images), et s’écrit de haut en bas, du ciel vers la terre. Comment l’Orient est si facilement séduit par la planification et pourquoi l’Extrême-Orient se caractérise par un refus du changement et du progrès, par une pérennité religieuse doublée d’une pérennité sociale. Pourquoi l’Orient ne sépare pas l’humain du divin. Comment enfin, la Chine, ne cessa de réécrire l’histoire et, considérant tout novateur comme un rebelle parce qu’il dérange l’ordre établi, a attribué l’invention des trigrammes au légendaire et mythique Fu Xi, alors qu’elle ne date que de l’époque Han (- 206 / + 221).
L’organisation du cerveau que nous avons présentée dans ce chapitre pourra sans doute nous aider à comprendre, dans le cadre de notre hypothèse, comment l’Orient, plus intuitif, a pu percevoir l’évolution des champs de forces avant l’Occident, et comment, au contraire, les peuples d’Amérique centrale et du Mexique ont pu réagir avec quelque retard à ces variations. Il reste cependant beaucoup à faire, notamment dans le fonctionnement différent des deux cerveaux en Orient et en Occident, pour arriver à une compréhension plus exacte des phénomènes. Un chercheur Japonais, Tadanobu Tsunoda, étudiant les dominances cérébrales en Orient et en Occident, en vient à formuler les hypothèses suivantes : « Le mécanisme de commutation (dominance) est aussi en relation étroite avec la révolution de la terre, le mouvement de la lune, et peut être d’autres activités cosmiques. Il est soumis à des modifications dont les causes sont pour l’instant mystérieuses. La liaison qui s’établit avec l’activité cosmique pourrait suggérer qu’il existe un cosmos miniature dans le cerveau humain. Si l’homme préhistorique était sans doute en mesure de le ressentir, c’est une capacité que nous avons perdue dans le branle-bas de la civilisation » 70.
↑ 68 J. E. Lovelock. La terre est un être vivant : l’hypothèse Gaïa. Champs Flammarion 1993
↑ 69 Sperry. Neuropsychologue. Prix Nobel 1981
↑ 70 Yves Christen-Kenneth Klivington. Tadanobu Tsunoda dans Les énigmes du cerveau. Ed Bordas Hologramme 1989
