Inachos – Arbre généalogique 21

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Inachos - Arbre généalogique 21 - Mythologie grecque

ARBRE GÉNÉALOGIQUE 21 – OCEANOS : LES INACHIDES

Cette page présente la principale lignée issue d’Océanos et concerne donc le processus de purification / libération.

Une description générale des premières générations de cette lignée correspondant à l’arbre figurant ci-dessus est donnée dans la page « LE MYTHE DE PERSÉE ET DE LA GORGONE MÉDUSE ; INTRODUCTION AUX SIX PREMIERS TRAVAUX D’HÉRACLÈS ».

L’étude des lignées issues d’Agénor (celles de Cadmos et celle d’Europe) ainsi que l’étude des travaux d’Héraclès figurent dans les pages indiquées dans le sommaire sous l’onglet « Mythes grecs interprétation ».

Inachos incarne « l’évolution du processus de concentration ou de rassemblement des différentes parties de l’être » autour de l’être psychique.  Pour les Anciens, l’homme qui n’a pas encore vraiment commencé « à se rassembler » est semblable à Inachos, celui qui selon la légende « n’est pas encore humain ».

Son fils Phoronée « celui qui porte l’évolution » est donc réputé avoir rassemblé les premiers habitants de la future Argos, confirmant l’impulsion lancée par son père Inachos.

Phoronée eut une fille Niobé « l’incarnation de la conscience en évolution ». Celle-ci fut appelée « la première femme », « la mère de tous les vivants » car elle fut la première femme mortelle à avoir eu un enfant de Zeus, manifestant ainsi la première influence du surmental dans l’humanité ouvrant sur une nouvelle évolution. Son  fils Argos « le lumineux », incarne le désir de purification du chercheur et donc l’entrée sur le chemin.

Io, la fille d’Argos, symbolise « la conscience qui s’incarne » du fait du « rassemblement de l’être » dans l’incarnation. Ceci attire une réponse des plans supérieurs (Zeus). Io était appelée par les anciens « la fille d’Inachos » : en effet, nombre d’auteurs anciens ne mentionnaient pas les générations intermédiaires. De Zeus, elle eut un fils, Épaphos, celui qui reçoit « le “toucher” de l’Absolu.

Épaphos épousa Memphis. L’introduction de noms égyptiens dans la généalogie établit un rapprochement entre les spiritualités grecque et égyptienne. Les initiés grecs présumaient sans doute que la première expérience d’ouverture psychique eut lieu en Égypte. Pour eux, Épaphos fut en effet le grand fondateur des cités de l’Égypte primitive, c’est-à-dire à l’origine de « constructions cohérentes » des principes spirituels ou évolutifs.

Il semblerait également qu’à partir d’Épaphos, les différents personnages, soit par leur nom, soit par leur lieu de résidence, indiquent les régions par lesquelles la spiritualité se répandit et progressa : Égypte,  Lybie, Phénicie, Crète, Grèce.

Après Libye, fille d’Épaphos, l’arbre des Inachides se divisent en deux branches.

La première branche est issue d’Agénor « courageux, héroïque » ou « la poussée de l’évolution ». Celui-ci épousa Téléphassa, « la colombe au loin » symbole de paix et surtout de pureté au sens de « non mélange ». Les mythes de cette branche – ceux d’Œdipe et des guerres de Thèbes, d’Europe et du Minotaure – exposent la progression du travail de purification sous l’aspect des expériences rencontrées par le chercheur.

L’autre branche, celle de Bélos, est plus théorique. Les mythes correspondants illustrent la victoire sur la peur et les conditions de la libération avec les travaux d’Héraclès.