Tome 3

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Le troisième tome traite des étapes les plus avancées du yoga qui conduiront le chercheur jusqu’au grand retournement de la guerre de Troie qui initie le travail dans les profondeurs du vital et du corps.

Plusieurs grandes aventures héroïques marquent la période qui précède :

La guerre des Lapithes contre les Centaures qui aide le chercheur à débusquer en lui des attitudes erronées bien dissimulées sous des apparences trompeuses, parmi lesquelles la déviance du Lapithe Ixion « l’orgueil spirituel » qui peut encore se manifester loin sur le chemin.

La chasse au sanglier de Calydon à laquelle participèrent tous les plus grands héros :
« Artémis envoya un gigantesque sanglier solitaire, sauvage et aux blanches défenses qui venait chaque jour ravager le verger d’Oineus. Méléagre prit le commandement d’une troupe de héros pour le pourchasser« .
Et pour la première fois dans les mythes, une femme fit partie de la troupe des chasseurs-guerriers, Atalante « l’égalité », secondant Méléagre « celui qui travaille à l’exactitude ». C’est en effet à ce travail « d’égalité » ou « d’équanimité » qu’est désormais appelé le chercheur afin de parvenir au « détachement » représenté par la sœur de Méléagre, Déjanire « celle qui tue l’attachement ».

Les guerres de Thèbes : celle des Sept qui vit les enfants d’Œdipe s’entretuer, puis celle des Épigones qui marque l’accomplissement du travail de purification de tous les centres ou chakras.
Avant même que ne commencent ces deux guerres, le chercheur doit s’être délivré d’une terrible erreur, celle de la fausse sagesse : en effet, lors de son arrivée aux portes de la ville, Œdipe dut vaincre Phix ou la Sphinge« l’arrêt de la pénétration de la conscience dans l’être », symbole d’un simulacre de sagesse. Cette Sphinge était la fille qu’Orthros « le mensonge » engendra avec sa propre mère Échidna « l’arrêt de l’évolution dans l’union ».

 

Puis sont examinées plusieurs lignées parmi lesquelles celles des héros qui interviennent dans la guerre de Troie :

– La lignée de Tantale qui marque l’évolution de « l’aspiration » et où figurent Agamemnon et Ménélas, les moteurs de la guerre.

– La lignée royale troyenne dans la descendance de la Pléiade Électre, symbole du plan du mental illuminé.

– La lignée royale de Spartes concernant « ce qui est ensemencé » dans laquelle prend place l’enjeu de la guerre, Hélène « la direction évolutive la plus vraie ».

– Celle du fleuve Asopos avec son illustre descendant Achille « celui qui travaille à parachever la double libération du mental et du vital » qui consacrent les états de sagesse et de sainteté ». Comme roi des Myrmidons « les fourmis », il s’occupe des infimes mouvements de la conscience, seule direction du yoga qui permettra la victoire finale des Achéens.

L’auteur nous livre alors une interprétation détaillée des deux grands mythes de l’antiquité grecque :

L’Iliade ou la grève d’Achille, qui explique que la libération en l’esprit n’est pas l’accomplissement ultime et que le chercheur doit désormais chercher non plus une libération individuelle, mais celle de l’humanité entière qui passe par le plus difficile des yogas, celui du corps.

L’Odyssée qui expose les étapes les plus avancées connues aux temps des anciens grecs où l’on s’aperçoit que le travail spirituel se développe selon un mouvement spiralé dans lequel le chercheur retrouve, sur des niveaux toujours plus profonds, ce qu’il a déjà rencontré dans le mental et dans le vital. Ce qui explique l’apparente similitude de bien des exploits de Jason et d’Ulysse.

Enfin, l’Odyssée, qui est un mythe relatant les « expériences », est mise en rapport avec les derniers exploits d’Héraclès, les « praxeis » ou « actes libres » qui parachèvent les douze travaux ou « athloi », ouvrant les voies du futur.