Tome 2

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Après avoir exposé dans le premier tome les clefs de décryptage et la structure générale de la mythologie, l’auteur présente en introduction à ce deuxième tome la structure de la conscience. Celle-ci n’est ni arbitraire ni imaginaire mais résulte de l’expérience de nombreux mystiques de tous les temps.
En effet, sa connaissance constitue une base indispensable pour rapprocher les mythes des différentes catégories d’expériences et de réalisations.

Une ignorance de cette structure et des voies qui en découlent peuvent conduire à s’égarer sur des voies de garage ou à prendre des expériences modestes pour des réalisations ultimes, si tant est que de tels errements ne soient pas aussi une nécessité pour l’évolution de ceux qui les vivent.
Car tous ces plans ne sont pas seulement des expériences subjectives mais bien des domaines de la conscience peuplés d’êtres, d’entités et de hiérarchies qui évoluent selon leurs lois et leurs rythmes propres.
Dans cette introduction, sont précisées des notions telles que l’ego, le Soi, l’être psychique, le conscient, le subconscient, l’inconscient, le nescient et le supraconscient, ainsi que la différence entre les expériences et les réalisations.

 » Le Soi est la partie individualisée du Divin et pourtant impersonnelle (sans conscience d’ego) qui d’au-dessus soutient l’être individuel en étroite liaison avec son délégué dans l’incarnation, l’âme, qui développe autour d’elle l’être psychique. (…)
L’ego – ou plutôt conscience d’ego car il s’agit d’une déformation de la conscience – est une représentation erronée de nous-mêmes à laquelle nous accordons à tort une certaine unité et cohérence.
Il résulte de la perception, du sentiment et même de la sensation de nous-mêmes comme d’un être séparé, distinct des autres êtres et du reste du monde, auquel nous nous identifions. Il imprègne non seulement le mental mais aussi le vital et le corps.
D’où une identification avec nos habitudes, nos modes de pensée usuels, et de manière générale, tout ce qui nous donne le sentiment d’une permanence. Cette conscience, se percevant non seulement comme un centre séparé, mais aussi comme « le » centre, ramène tout à elle-même. Elle se projette constamment à l’extérieur pour situer le « moi » par rapport au « non-moi ». Ou encore, elle nous projette dans une fausse image de nous-mêmes.
En fait, il faut distinguer entre le mouvement juste et sa déformation. Car l’ego est la déformation d’une volonté juste d’existence séparée tout comme le désir est une déformation d’une volonté juste de posséder. Mais cette volonté séparatrice aurait dû rester dans le cadre de la subordination à l’Absolu et non assumer cette séparation de son propre droit. »

Nous pénétrons alors sur le sentier spirituel avec l’exposé des mythes qui permettent d’avoir une claire vision, si ce n’est des buts, du moins de la nécessaire progression dans les plans de conscience et du processus de purification qui conduit vers « l’exactitude » et la « libération ».
Ainsi, le développement du mental logique qui, selon le mythe de Sisyphe, ne cesse d’échafauder laborieusement des hypothèses qui aussitôt s’effondrent, permet aussi de vaincre l’illusion : la Chimère que tuera le fils de Sisyphe, Bellérophon. Le mythe de Sisyphe, personnage qui incarne la loi de l’effort, montre aussi que l’effort n’est plus opératif dans les derniers stades du yoga, ceux qui abordent la conscience cellulaire.