Présentation des trois tomes

Print Friendly, PDF & Email

L’interprétation donnée dans les livres présentés ici couvre la totalité des mythes grecs tels qu’ils figurent dans les ouvrages généraux dont principalement :
– Le travail remarquable de Timothy Gantz, Mythes de la Grèce archaïque, Ed. Belin 2004.
The Routledge Handbook of Greek Mythology, de Robin Hard, Editions Routledge 2004.

Dans la mesure où cette mythologie expose les différentes voies du cheminement spirituel, les sources les plus fiables sont à la fois celles qui sont les plus anciennes – même si nous n’avons souvent accès qu’à des compilations tardives – et celles qui émanent d’initiés. De manière générale, nous avons pu constater que ces derniers se sont exprimés sous une forme poétique plus à même d’exprimer des vérités d’ordre supérieur au mental et parfois reçues directement par « inspiration ».

En dehors des poètes les plus connus tels Homère et Hésiode, nous nous sommes donc fondés sur les textes, fragments ou scholies de Pindare, Bacchylide, Phérécyde et Stésichore.

Les Argonautiques d’Apollonios de Rhodes servirent de base au décryptage du mythe de Jason bien que cet auteur ne nous paraisse pas compter parmi les « grands initiés », n’ayant parcouru qu’une partie du chemin. Ce texte est en effet le seul qui illustre de façon détaillée la quête des Argonautes, laquelle concerne les débuts du chemin jusqu’à la première grande expérience spirituelle.

Les auteurs tragiques ont été considérés avec beaucoup de prudence. Car pour étayer leur dramaturgie, ils ont humanisé les grands héros, introduisant des variantes étrangères au sens profond des mythes. Par jeu, nécessité de secret ou pour donner à leurs œuvres théâtrales une valeur d’édification morale, ils présentèrent certaines histoires à l’inverse de ce qu’un initié devait comprendre.
Eschyle, par exemple, glorifie les défenseurs de Thèbes pour montrer combien il était criminel de se retourner contre sa propre cité. Or le chercheur doit entendre à l’inverse que ce sont les attaquants qui sont dans le juste, le mythe traitant de la purification des centres d’énergie et du rétablissement d’une harmonie intérieure. Cela est illustré par la tentative avortée des Sept contre Thèbes puis par le succès de leurs fils, les Épigones, une génération plus tard.

Les œuvres des mythologues sont incontournables pour pallier au manque de sources. Toutefois, elles doivent être considérées avec prudence et corrélées avec celles d’autres auteurs. Parmi elles, la Bibliothèque d’Apollodore est d’un grand intérêt dans la mesure où l’auteur, bien qu’appartenant à une période tardive, semble avoir approché suffisamment le sens profond des mythes pour écarter les versions douteuses.

Nous avons parfois puisé chez les historiens, tels Pausanias ou Diodore, des indications complémentaires utiles.

Pour ce qui concerne la reconstitution des généalogies, le Catalogue des Femmes d’Hésiode a été considéré comme la source la plus fiable.

Un certain nombre de sites web, tels theoi.com, remacle.org, mythindex.com, etc. nous ont également fourni des compilations précieuses.